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PHILIPPE CROUZET Président du Directoire.

Comment s’est déroulée l’année 2012?

PHILIPPE CROUZET: Nous avons connu une année contrastée. Pénalisés par la mauvaise conjoncture économique, principalement en Europe, nous avons été confrontés à une baisse du niveau d’activité dans nos métiers liés à l’industrie, et notamment à la mécanique. En revanche, nos activités Pétrole et gaz ont continué à croître, atteignant même un chiffre d’affaires record: elles représentent aujourd’hui plus de 60% de nos ventes. Nous avons enregistré un grand nombre de succès commerciaux et su tirer parti d’un environnement relativement porteur grâce à nos positions de leader mondial dans les tubes et connexions premium.

“Nos activités Pétrole et gaz ont continué à croître: elles représentent aujourd'hui plus de 60% de nos ventes.”

Comment se présente 2013?

PHILIPPE CROUZET : Malgré une faible visibilitéde certaines activités, nous tablons sur une croissance de notre chiffre d’affaires. Nous devrions en effet continuer à bénéficier d’une bonne activitésur les marchés du pétrole et du gaz, les prévisions de dépenses d’exploration et de production étant globalement favorables. Fruit de notre politique d’innovation, la connexion premium VAM® 21 nous permet d’offrir une résistance et une étanchéité inégalées dans les conditions de pression, de température et de corrosion les plus sévères. Et nous comptons sur notre offre de services pour mieux accompagner nos clients, du stockage des tubes jusqu’à l’inspection des puits.

Qu’attendez-vous de vos nouvelles usines au Brésil et aux États-Unis?

PHILIPPE CROUZET : La montée en régime de ces nouvelles usines marque l’aboutissement d’un important cycle d’investissements. En 2013, ces deux projets stratégiques vont contribuer à la croissance des ventes et des résultats. Dotés de capacités de production supplémentaires mais aussi de nouvelles unités de finition, nous serons en mesure d’être encore plus compétitifs et plus proches de nos clients. Notre usine américaine va nous permettre de profiter pleinement de l’exploitation croissante des hydrocarbures non conventionnels et notre usine brésilienne, couplée à nos lignes de filetage et notre réseau de licenciés à travers le monde, va nous donner la possibilité de mieux répondre à la demande internationale.

Sur quoi porte votre engagement en faveur du développement durable?

PHILIPPE CROUZET : Notre responsabilité première est d’aider nos clients à être plus performants en contribuant à rendre l’extraction pétrolière et gazière toujours plus sûre sur le plan de l’environnement et la production d’énergie électrique toujours plus propre et plus efficace sur le plan énergétique. Nous accordons évidemment une attention particulièreà la sécurité de nos collaborateurs, à l’empreinte environnementale de nos propres usines et aux relations avec nos parties prenantes. Nous avons significativement réduit le nombre d’accidents du travail mais nous avons déploré en 2012 deux accidents mortels, qui nous rappellent que la sécurité n’est jamais acquise. Nous avons amélioré notre performance énergétique, augmenté la part de ferrailles recyclées dans la production d’acier, réduit notre consommation d’eau et accru notre soutien aux communautés locales au Brésil. Des résultats tangibles qui nous incitent à poursuivre nos actions.

Vallourec va devenir la seule marque du Groupe en 2013. Qu’est-ce que cela implique?

PHILIPPE CROUZET : Notre ambition est de capitaliser sur une marque unique pour gagner en visibilité et affirmer notre leadership. Ceci correspond à une étape importante de l’histoire de Vallourec, qui a su intégrer avec succès au fil des ans un grand nombre de sociétés partout dans le monde. Nous souhaitons que la marque Vallourec permette au Groupe de fédérer ses équipes autour d’une identité forte, reflétant sa diversité culturelle, la passion commune de ses 23000 collaborateurs pour leur métier ainsi que les valeurs qu’ils partagent.